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Jean-Charles Cazin est né le 25 mai 1841 à l'Estoquoi près de Samer. Il débute en 1846 des études brillantes au collège de Boulogne. A 21 ans, il rentre à l'école des arts décoratifs puis à l'école d'architecture et en 1867, directeur des écoles d'art et du musée de la ville de Tours. En 1868, il épouse Marie Juillet native de Paimbeuf, près de Nantes. Il voyage beaucoup en Belgique, Hollande, Angleterre avant de revenir à Boulogne en 1876. C'est à cette époque que son talent se révèle. Il s'installe alors dans notre commune et établit son atelier tout en haut de la falaise. Cet atelier était une grande bâtisse, élevée sur un point culminant dont la terrasse dominait la mer. Sur l'immense propriété se trouvent quatre maisons de pêcheurs à l'écart de l'atelier. Le paysage lui inspire le décor de nombreux tableaux dont "Agar et Ismaël" qui lui permet d'obtenir la médaille de première classe au salon de 1880. Ce tableau est d'ailleurs exposé au Louvre. Beaucoup de ses toiles sont aujourd'hui hors de France, la plupart aux Etats-Unis. Cazin était aussi un admirable dessinateur et un céramiste de grand talent. Il avait un four dans sa propriété où il cuisait lui même ses pots, pichets et plats. Jean-Charles Cazin était l'ami des arts, du théâtre, de la littérature et de la politique. De nombreux artistes ont découvert notre village en venant rendre visite à Cazin. Ce fut le cas de Constant Coquelin, son camarade de collège. Jean-Charles Cazin est mort le 17 mars 1901 dans sa maison du Lavandou dans le Var. Il est enterré au cimetière de Bormes les Mimosas. Sa tombe est surmontée d'un monument de pierre et de bronze réalisé par son épouse. Marie, peintre et sculpteur, a continué d'habiter la commune. Elle meurt en 1920. L'atelier a été détruit par les Allemands et la maison, dénomée "château Cazin" est tombée en ruines. |