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Sité géologique

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Sité géologique préhistorique

Le Boulonnais est une des régions les plus favorisées de la terre pour le développement des études géologiques.
Il constitue ce que les géologues appellent une "boutonnière" jurassique dans la carapace de craie de l'artois.
Son littoral est d'une très riche variété et offre un vaste champ de recherches.
L'ère primaire est le plus ancien des trois grands groupes de formations géologiques.
C'est à cette ère qu'appartient le terrain silurien, dans lequel nous trouvons les bilobites (bilotes, divisés en deux lobes ou deux segments de cercle laissant des traces abondantes dans le terrain silurien) qui existent dans les falaises de Boulogne depuis la Crèche au Nord jusqu'à Equihen-Plage au Sud, où ils sont les plus nombreux : ce sont des traces qui paraissent représenter des crustacés fossiles.
Leur gisement se situe au pied de la falaise, haute de 35 mètres environ, sur laquelle est bâti le village.
Ils sont très communs, sur une longueur d'environ 100 mètres, sous les maisons du village.

Le pittoresque des falaises d'Equihen-Plage est particulièrement remarquable : le village est perché au-dessus d'une plage restée sauvage; il est solidement ancré sur la falaise défiant la tempête et les embruns.
La falaise s'arrête à la plage où commencent les dunes littorales.
La dune, c'est du sable, milieu naturel fragile.
Les hauteurs des dunes sont tapissées, dans toute la région, de ces plantes graminées qui maintiennent le sable et que nous désignons sous le nom commun d'oyats.
Il offrent un avantage : recouverts de sable, ils cherchent toujours à émerger.
Leur pousse rapide en hauteur permet de relever le niveau de la dune.
La crête des falaises de Chatillon à Equihen-Plage est recouverte d'un limon sablonneux, jaunâtre, rougeâtre par place.
On y a successivement découvert en plusieurs endroits, dont Equihen-Plage, des gisements et des ateliers de fabrication, témoignages de cantonnements de peuplades primitives sur le bord de la mer.
Les flots ont rejeté sur la plage des silex taillés, rarement entiers, des flèches et des lances épointées, des couteaux brisés, des hachettes ébréchées.
On trouva également à Equihen-Plage sur le plateau des débris d'amphore et de cadus : grand vase à large ouverture, se rétrécissant vers la base et où on conservait le vin et l'huile.

L'âge de la pierre polie a laissé des traces manifestes dans le pays sous des formes distinctes :
1- En 1857, dans un champ appartenant à Mr Grandsire, un monument avait été découvert.
Cette découverte est malheureusement perdue pour la science.

2- En septembre 1863, plus de 200 urnes en terre cuite, renfermant des débris humains brûlés et concassés, ont été extraites du sol près du moulin de Gravois.

3- En 1864, les ouvriers de la maison Pinart, de Marquise, occupés à extraire du minerai à Equihen, ont découvert des squelettes humains et des objets d'antiquités.

4- Un contremaître des Hauts Fourneaux de Marquise a mis au jour un vase plat du milieu du IVème siècle, sur le sol d'Equihen en 1865 entre le moulin de Gravois et les anciens foyers pour la fusion des minerais des environs, dont l'emplacement longe la route allant de la Tour du Renard à la cote 100(chemin de G.C. 236).
 Ce vase serait à caractère purement religieux servant soit à faire des libations avec les premiers fruits que les païens offraient à la divinité, soit à contenir les aliments destinés aux mânes des défunts.

5- Sépulture en forme d'allée couverte, dans le terrain Dupont, au lieu-dit "les garennes d'Equihen", explorée le 14 octobre 1867.

6- la TOMBE FOURDAINE.
Nos contemporains semblent ignorer même le nom et, à plus forte raison, sa localisation.
Il est peut être bon de rappeler le souvenir de ce qui fut un témoignage certain de la présence d'une population relativement assez dense sur Equihen, dans des temps préhistoriques.
La TOMBE FOURDAINE se situait sur Equihen : l'imprécision des textes ne permet pas de localiser avec l'exactitude souhaitable; mais nous savons qu'elle se trouvait à la limite Sud Ouest du territoire de la commune, au Sud d'un chemin allant d'Equihen à Ecault.
La fouille de la Tombe Fourdaine complète fort heureusement en 1868, la découverte de 1867.
Les propriétaires ou locataires autorisèrent les recherches et consentirent à enlever la borne qui délimite à son sommet leurs terrains respectifs.
Cette butte, élevée de 100 mètres au-dessus du niveau de la mer, dominait le plateau : ce qui l'avait fait choisir en 1855 pour y planter le pavillon du général de division commandant le camp d'Equihen.
Les fouilles ont permis de retrouver, vers le milieu de la butte, les restes d'une hampe de drapeau, et a côté, un petit massif de maçonnerie ayant servi, dit-on, à planter un mât de signaux sous le Premier Empire.
Les travaux sur le chantier de la Tombe Fourdaine commencèrent le mardi 13 octobre 1868.
La butte mesurait plus de 80 centimètres de circonférence.
Les ouvriers entamèrent deux chantiers, l'un au Nord, l'autre au Sud.
Ces peuplades avaient amené de la côte, à grand renfort de bras, d'énormes dalles brutes de calcaire portlandien et ils en avaient constitué un CROMLECH(monument de l'époque celtique), dans l'intérieur duquel on trouva des sépultures de 3 types différents, des armes de fer et de pierre et des poteries, à savoir :
1- un glaive protégé par un fourreau de bois (Planche II, fig.1)
2- une pointe de lance (fig.2)
3- des fragments de couteaux (fig.4 et 5)
4- une lance de fer (fig.3)
5- un vase en terre et un vase doté d'ornementation (Planche III,fig.2)
6- une perle (Planche II, fig.6 et 9)
7- des silex taillés (Planche III, fig.6 et 7) et un grattoir




Image


Planche II


Planche III

Sommes-nous autorisés à supposer que les Scandinatives, qui ont laissé sur nos côtes tant de souvenirs de leurs incursions et de leur séjour, avaient inhumé quelques-uns des leurs à Equihen?
Le nom de la Tombe Fourdaine (Forum danicum) confirmerait cette hypotèse.
Le tumulus exploré était une enceinte funéraire où dans une chambre située à 2m25 de profondeur, gisait un squelette replié, les genoux sous les coudes.
A peu de distance, dans une autre chambre, on a découvert les restes de 9 personnes accroupies, dont une femme et un enfant.
Trois fois, on a trouvé, à l'endroit du menton, des extrémités de fémur et de tibia.
Non loin, un foyer avait été allumé ; il n'en restait que des cendres.
Il semble que ce soit une sépulture de famille.
Au cours de ces fouilles, on ne rencontra aucun reste d'animaux ; d'ailleurs le terrain se prêtait fort mal à la conservation des os.

Camp de gauche de 1854



A l'extrémité Sud Ouest de la commune d'Outreau, section D, n°555 du plan cadastral, sur un plateau aride et inculte, fut assis en 1854 le Camp d'Equihen.
Le 28 mars 1854, à l'occasion de la guerre de Crimée et en vue d'une expédition dans la mer Baltique, est prononcée la déclaration officielle de la guerre entre la France et la Russie.
Il fut décidé la formation d'un camp de 100 000 hommes sur le rivage de la Manche.
Le camp d'Equihen comprenait 8000 hommes entre Equihen et Ecault, établis dans des baraques en bois et argile, construites par eux-mêmes, ce qui donnait l'aspect pittoresque et animé d'une grande ville.
Les joncs marins, genêts dépourvus de piquants, servaient de fourrage aux chevaux.
Une chapelle rustique s'élevait au milieu du camp.
Le général Comte de Mac-Mahon a commandé la division d'Equihen.
Un chemin d'Outreau à Equihen fut construit à cette époque par des troupes.
L'empereur et l'impératrice ont visité les camps.
Dans la nuit du 3 au 4 mars 1855, une brusque tempête jette à la côte entre Le Portel et Equihen 6 bâtiments de commerce.
Les troupes du Camp travaillèrent au sauvetage des équipages et à la récupération des marchandises.
La levée du camp eut lieu en octobre 1855 et le plateau entre Equihen et Alprech fut en 1855 transformé en champ de manoeuvre.
Monsieur Lebègue, curé, constate qu'un camp est toujours un mauvais voisinage.
Les officiers supérieurs ont assuré Monsieur Lebègue que la population d'Equihen était, parmi les populations environnantes, la plus morale et la mieux conservée.
Le Musée de Chartres possède de Philippe Auguste Jeanron une vue du "camp d'Equihen" où stationnèrent les troupes destinées à aider l'armée anglaise dans la Baltique (1854)
Il faut noter que pendant que le camp était établi à Equihen, l'épidémie de choléra a sévi parmi les paroissiens, comme dans d'autres localités. Monsieur l'Abbé Lebègue constate que depuis le 6 septembre jusqu'au 18 octobre 1854, le nombre des morts a Equihen s'élève à 37.
Il manifeste son admiration et sa reconnaissance envers le personnel du camp.
Il signale au premier rang le général de Courtigis, les médecins du camp, les chirurgiens-majors du 550 de ligne et du 1er léger et M. l'aide-major du 550 qui visitaient le jour et la nuit les malheureux qui réclamaient leurs secours.
En 1873, dans la presse locale, il a été question de la création d'un camp à Equihen.
La presse parisienne et provinciale a accordé son attention à cette nouvelle et s'est élevée contre les inconvénients que cela pourrait amener.
Mais, sans tarder, des précisions ont rassuré, en signalant qu'il ne s'agissait pas d'un établissement permanent, mais seulement d'exercices de tir où les garnisons des villes de la région du Nord passeraient, à tour de rôle, un certain temps.


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